Vous ne vous sentirez plus jamais seuls

Au restaurantQuand je suis en déplacement professionnel, je déteste manger seul au restaurant du coin. Cela dit, je dois avouer que c’est très rare que ça m’arrive. En général, je suis soit avec un client, soit avec un collaborateur.  Mais ce soir, un concours de circonstances a fait en sorte que je doive manger tout seul à la Rôtisserie Saint-Hubert de Saint-Hyacinthe, qui soit dit en passant, offre à ses clients un accès gratuit à Internet.

Gratuit ou pas, j’avais quand-même l’intention d’utiliser mon téléphone dit intelligent (un vrai téléphone intelligent filtrerait mes appels en fonction du degré de sympathie de l’appelant, mais on n’en est pas encore là); j’avais l’intention disais-je, d’utiliser mon iPhone pour retrouver mon réseau social sur Twitter.

Pendant que je prenais ma salade tiède au poulet et épinards, accompagnée d’un RH Philips acceptable, j’ai eu un échange de fonds avec @LeDeenoe, un échange futile avec @isalreadytaken et un échange dont seuls les parents comprennent la valeur, sur une citation d’enfant, avec @Etolane. J’ai aussi suivi une discussion entre @MichelleBlanc et @Mimonette sur le droit ou non de fumer sur une terrasse, j’ai lu avec délectation Raymond Morin (que j’aurai le plaisir de rencontrer en personne la semaine prochaine). J’ai enfin suivi les liens proposés par @AkliAA et @palalonde, dans un cas pour la poésie, dans l’autre pour m’instruire.

À aucun moment je ne me suis senti seul avec un journal local sans intérêt (sauf quand il s’agit d’articles signés @moalla bien sûr).  Alors à ceux qui pensaient que les réseaux sociaux n’étaient qu’une affaire de technologie, la composante technologique n’est rien à côté de la composante humaine, je vous l’assure. Quant à celles et ceux que j’ai cités dans cet article, merci d’avoir partagé ce repas avec moi.

Ah j’ai failli oublier, la netiquette vous autorise à tweeter la bouche pleine.

Réseaux sociaux

Apprend-on plus de ses échecs ou de ses succès?

Que faire face à l'échec

Un tweet que Pierre Fraser lançait la semaine dernière a eu le mérite de me faire réfléchir sur un sujet que je n’avais jamais questionné auparavant. Merci Pierre, il est toujours bon de visiter régulièrement le grenier de notre conscience pour dépoussiérer et mettre un peu d’ordre.

Pierre tweetait:

Je me demande d’où vient l’idée naïve qu’on apprend de nos échecs. J’apprends plus de mes succès qu’autrement.

Il s’en était suivi cette courte conversation:

@FraserPierre il est plus aisé d’identifier les causes de nos échecs que les raisons de nos succès.

@KhaledElHage Pourquoi serait-il plus difficile d’identifier les causes du succès ?

@FraserPierre il est difficile d’apprendre de nos succès, parce que le succès est grisant et qu’il altère notre jugement

Je dois admettre que cette dernière réponse de ma part, n’était pas très convaincante puisqu’on peut facilement rétorquer que l’échec est démoralisant et altère tout autant notre jugement. Pierre a eu l’élégance de ne pas me relancer là-dessus, mais je l’ai fait à sa place et voici ce que j’en pense (du moins pour l’instant).


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Générale

Un après-midi en bourse pas comme les autres

La bourse a connu tout un émoi cet après-midi. Le Dow Jones a chuté de 1000 points en moins d’une demi-heure, le cours de l’action de Proctor & Gamble est tombé à 39.37$ après avoir atteint un sommet de 60.94$ plutôt dans la journée. Mettez tout cela sur un fonds de crise financière en Grèce, et on avait là, tous les ingrédients pour un mouvement de panique généralisé. C’est en effet ce qui s’est produit en fin de séance. Les courtiers n’étaient plus en mesure de satisfaire le volume de transactions de vente. J’ai moi-même essayé à plusieurs reprises de me débarrasser de quelques titres de mon portefeuille, histoire de minimiser la casse sans succès, puisque les serveurs de mon courtier tombaient littéralement. J’ai réussi à le faire après la clôture de la séance. Mes ordres étaient évidemment en attente de l’ouverture de la séance demain pour être exécutés.


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Générale

France 24 sur l’iPad

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J’ai la chance d’être un des premiers utilisateurs francophones de l’application que France 24 vient de lancer pour l’iPad.  Je dois d’entrée de jeux avouer être sous le charme.

L’application amalgame vidéos et articles écrits de façon particulièrement efficace. L’ensemble de l’information disponible est rafraîchi aux demi-heures. Les trois langues de diffusion: le français, l’anglais et l’arabe, y sont. L’information y est présentée dans quatre rubriques principales: Accueil, Émissions, Carte et Articles.


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Revue de produits

Travailler pour le gouvernement

Il y a des périodes dans la vie d’un chef d’entreprise où on a l’impression qu’on ne fait que travailler pour remplir ses obligations fiscales envers le gouvernement: déclaration de TPS/TVQ, production des relevés 1 et des T4, retenues à la source, cotisation à la CSST, versement des acomptes provisionnels et j’en passe.

Je suis en ce moment en plein dedans.  Inutile de vous dire que je n’ai aucun intérêt pour ce genre de travail. Il faut tellement que je me discipline le cerveau pour garder une certaine concentration, que la partie de moi qui « veut rien savoir » est en train de se rebeller contre la partie de moi qui n’a d’autres choix qu’être raisonnable.

Je faisais part hier soir, de cet état de choses à ma conjointe, pendant le souper. Je disais littéralement que j’avais l’impression de travailler à temps plein pour le gouvernement. Maïla (bientôt 5 ans) qui suivait la conversation, pour me consoler peut-être, lance à la volée: « Si tu travailles pour le gouvernement, peut-être que Jean Charest va finir par te suivre sur Twitter ».

Je m’en passerais…

Gestion d'entreprise, Maïla-isme

Petite histoire d’un couple mixte

Il y a 17 ans, je rencontrais mon premier beau-père québecois. La première question qu’il m’ait jamais posée était: « Veux-tu une bière? », la deuxième après avoir décapsulé la bière en question acceptée avec soulagement, était: « Dis-moi, si tu dois quitter le Canada, serais-tu capable de revenir sans problème? ». C’était une question posée par un papa inquiet.  On a passé le restant de la soirée à parler de littérature (Lire Betty Mahmoodi, « Jamais sans ma fille »).

Il y a 5 ans, lors d’une promenade à  pied dans le vieux Québec, mon deuxième beau-père québecois me dit: « Je suis content que vous ayez choisi de faire un enfant ensemble ». 7 mois plus tard, j’étais le papa d’une petite Maïla moitié sirop d’érable, moitié eau de fleur d’oranger.

Aujourd’hui je suis le  papa d’une deuxième petite québecoise un peu libanaise. J’ai toujours pensé que l’hérédité était une relation orientée, qui partait de l’ancêtre vers le descendant. Mes filles m’ont montré que l’hérédité se transmet aussi dans l’autre sens. Aujourd’hui, je me sens plus québecois que jamais.

Société

Mon premier tête à tête avec l’iPad

J’ai passé une partie de l’après-midi hier et une partie de la soirée avec l’iPad. Voici mes impressions:

La quincaillerie

Fidèle à sa lignée, l’iPad est un produit bien léché au design épuré. Il se prend bien en main et laisse une impression rassurante de solidité.  Les boutons, à deux différences près, sont les mêmes que sur l’iPhone. Le petit bouton qui sert à passer en mode vibration sur l’iPhone sert sur l’iPad à désactiver la rotation automatique de l’image. Cette fonction est utile quand on lit allongé ou quand on est dans un contexte où on a besoin de se passer l’appareil souvent.  Deuxième différence: Ce bouton et le bouton de volume sont situés sur le côté droit de l’iPad alors qu’ils sont sur le côté gauche de l’iPhone.


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Revue de produits

Je n’aime pas les néologismes en -esque

Les adjectifs dérivés par ajout du suffixe -esque me puent au nez. Qu’est-ce qu’on a tous à vouloir tout finir en esque:  écriture bloguesque ; aperçu de la vie tanguesque, nuit campingesque, son clapotesque… et les variations sont infinis.

Il est vrai, force est d’admettre, que tous les mots en -esque ne sont pas égaux.  Il y a les incontournables, ceux qui font tellement partie du paysage qu’on ne se rend quasiment plus compte qu’ils se terminent en -esque:  gigantesque, pittoresque, grotesque, burlesque, romanesque, carnavalesque, rocambolesque, chevaleresque, arabesque (à ne pas confondre avec mauresque).

Il y a aussi  le saugrenu presque qui doit vouloir dire: à la manière de juste un peu avant. Et pourquoi pas postesque? Voilà je tiens un filon:  Le médaillé d’or a postesque réussi.

Bon, trêve de plaisanterie, pourquoi ne pas dire « à la manière de » tout simplement? En matière de langue, je suis un adepte de la simplicité volontaire. Un auteur qui adopte un style simple, écrit pour ses lecteurs. Un auteur à style compliqué, écrit pour lui-même. Séduire ou s’autosatisfaire, that is the question.

Coup de gueule

Au menu du restaurant

Au restaurant avec les filles, Maïla nous demande ce qu’il y avait au menu. Elle fait le commentaire suivant après qu’on lui ait parlé des pâtes du jour.

Ils sont rigolos ici, ils ont mis les pâtes du jour dans le menu du soir.

Maïla-isme

Vie de môme

J’ai découvert ce site http://www.viedemome.fr et inutile de vous dire que je suis tombé sous le charme. J’y ai soumis quelques Maïla-ismes et à ma grande surprise, celui-là a eu beaucoup d’écho.

Maïla-isme