Je viens de lire sur Nad’s Blog cette citation d’Amine Maalouf tirée de son autobiographie à deux voix:
Dès qu’on prend conscience de sa situation de minoritaire, on peut soit s’y cramponner, en affirmant fortement sa spécificité, soit chercher à la dépasser. Et dans cette seconde direction, deux voies sont possibles (…) : soit se fondre dans la masse des majoritaires, en dissimulant autant que possible son nom, ses signes distinctifs, ses origines ; soit se battre pour une société où le fait d’être minoritaire ou majoritaire n’aurait plus aucun sens. Cette dernière voie m’a toujours semblé la plus honorable, parce qu’elle reflète le désir du minoritaire de dépasser sa situation sans se renier ni renier les siens ; parce qu’elle part d’une vision universaliste et modernisatrice; et parce qu’elle opte pour le salut collectif, si je puis dire, plutôt que pour le sauve-qui-peut individuel.
En ces temps d’accommodements, je l’ai trouvée d’actualité.



