Les adjectifs dérivés par ajout du suffixe -esque me puent au nez. Qu’est-ce qu’on a tous à vouloir tout finir en esque: écriture bloguesque ; aperçu de la vie tanguesque, nuit campingesque, son clapotesque… et les variations sont infinis.
Il est vrai, force est d’admettre, que tous les mots en -esque ne sont pas égaux. Il y a les incontournables, ceux qui font tellement partie du paysage qu’on ne se rend quasiment plus compte qu’ils se terminent en -esque: gigantesque, pittoresque, grotesque, burlesque, romanesque, carnavalesque, rocambolesque, chevaleresque, arabesque (à ne pas confondre avec mauresque).
Il y a aussi le saugrenu presque qui doit vouloir dire: à la manière de juste un peu avant. Et pourquoi pas postesque? Voilà je tiens un filon: Le médaillé d’or a postesque réussi.
Bon, trêve de plaisanterie, pourquoi ne pas dire « à la manière de » tout simplement? En matière de langue, je suis un adepte de la simplicité volontaire. Un auteur qui adopte un style simple, écrit pour ses lecteurs. Un auteur à style compliqué, écrit pour lui-même. Séduire ou s’autosatisfaire, that is the question.



