J’ai passé une partie de l’après-midi hier et une partie de la soirée avec l’iPad. Voici mes impressions:
La quincaillerie
Fidèle à sa lignée, l’iPad est un produit bien léché au design épuré. Il se prend bien en main et laisse une impression rassurante de solidité. Les boutons, à deux différences près, sont les mêmes que sur l’iPhone. Le petit bouton qui sert à passer en mode vibration sur l’iPhone sert sur l’iPad à désactiver la rotation automatique de l’image. Cette fonction est utile quand on lit allongé ou quand on est dans un contexte où on a besoin de se passer l’appareil souvent. Deuxième différence: Ce bouton et le bouton de volume sont situés sur le côté droit de l’iPad alors qu’ils sont sur le côté gauche de l’iPhone.
Une fois allumé
La première chose qui saute aux yeux dès qu’on l’allume, c’est la qualité, la clarté et le confort visuel de l’image à l’écran. La résolution de 1024×768 à 132 pixels par pouce (au lieu du légendaire 72 pouces sur la majorité des écrans standards) fait véritablement une très grande différence. Je n’ai jamais vu mes photos avec autant de définition sauf quand je les visualise sur papier ou sur un téléviseur HD. L’iPad est une excellente visionneuse photo par la qualité de l’image évidemment, mais aussi par sa mobilité (on peut se le passer facilement) et par la qualité de visionnement à angle. Seul hic: les reflets.
Au toucher
La sensibilité et la réactivité de l’écran tactile sont aussi impressionnantes que la qualité de l’image qui y est affichée. Il n’y a aucune latence quand on appuie ou quand on glisse le doigt sur l’écran. Dans ce contexte, zoomer avec deux doigts est un réel plaisir et je suis sûr que ces deux caractéristiques majeures feront le succès de l’iPad en tant que liseuse numérique. Est-ce suffisant pour relancer la presse écrite? Peut-être. Mais magna de presse de ce monde, sachez que je ne paierai pas pour du contenu sur l’iPad que je peux avoir gratuitement sur mon Sony Vaio.
Les applications
C’est là où ça se gâte un peu. L’iPad est livré de base avec les applications suivantes: Safari, Mail, Photos, iPod, Calendrier, Contacts, Notes, Plans, Vidéos, YouTube, iTunes et App Store. Comme je vis dans un pays où l’iPad n’est pas encore disponible, je n’ai pas accès à l’App Store pour accéder aux applications natives pour cet appareil. Malgré sa compatibilité avec l’iPhone, l’utilisation des applications développées pour l’iPhone sur l’iPad, reste d’un intérêt très limité à cause de leur petite taille. L’argument de vente qu’Apple met de l’avant sur la disponibilité de 185 000 applications pour l’iPhone et l’iPad confondus, n’en est pas un très convainquant. Il y a aujourd’hui un millier d’applications spécifiquement développées pour l’iPad, ce sont ces applications et celles qui verront le jour à l’avenir qui feront le succès de l’appareil.
Impressions générales
J’aime
- La finition du produit;
- le confort de lecture et d’utilisation;
- le silence de fonctionnement;
- l’existence d’un GPS assisté et d’une boussole même dans la version Wi-Fi uniquement;
- la rapidité d’allumage (que je n’ai pas à attendre 4 minutes pour que qu’il « boot » ou 2 minutes pour qu’il se « réveille »).
Je n’aime pas
- L’attitude control freak d’Apple;
- que l’appareil soit reconnu par les serveurs web comme un appareil mobile (donc petit) et que ces serveurs proposent leur version mobile au fureteur;
- l’absence de clavier arabe, alors qu’il est disponible sur l’iPhone.
En conclusion
Apple a toujours su concevoir des produits de très grande qualité et les entourer d’une aura particulière (contrepartie peut-être de l’attitude control freak). Apple a plus récemment appris avec l’iPhone, à puiser dans le génie collectif pour développer les applications qui augmentent considérablement la valeur ajoutée de leurs produits mobiles. Étant donné tout cela et étant donné l’engouement planétaire pour la mobilité, si vous avez un peu d’argent de côté, courez vite acheter quelques actions AAPL.




