Petite histoire d’un couple mixte
Il y a 17 ans, je rencontrais mon premier beau-père québecois. La première question qu’il m’ait jamais posée était: « Veux-tu une bière? », la deuxième après avoir décapsulé la bière en question acceptée avec soulagement, était: « Dis-moi, si tu dois quitter le Canada, serais-tu capable de revenir sans problème? ». C’était une question posée par un papa inquiet. On a passé le restant de la soirée à parler de littérature (Lire Betty Mahmoodi, « Jamais sans ma fille »).
Il y a 5 ans, lors d’une promenade à pied dans le vieux Québec, mon deuxième beau-père québecois me dit: « Je suis content que vous ayez choisi de faire un enfant ensemble ». 7 mois plus tard, j’étais le papa d’une petite Maïla moitié sirop d’érable, moitié eau de fleur d’oranger.
Aujourd’hui je suis le papa d’une deuxième petite québecoise un peu libanaise. J’ai toujours pensé que l’hérédité était une relation orientée, qui partait de l’ancêtre vers le descendant. Mes filles m’ont montré que l’hérédité se transmet aussi dans l’autre sens. Aujourd’hui, je me sens plus québecois que jamais.





